Équité = indistinction?
21 janvier 2007, 18 h 03, par Simon DorEt voilà , donc, un petit texte « freestyle » inspiré par un texte d’opinion publié dans le Devoir, intitulé Un débat qui dérape – Bienvenue aux hommes!, qui me fait considérer la question d’équité ou d’égalité devant la loi, par exemple. Qu’est-ce qu’on peut considérer comme équitable à la base? Est-ce qu’on place deux groupes d’individus et qu’on les juxtapose l’un à l’autre en tentant de voir quelle équité il y a entre les deux? En fait, lorsqu’on considère le terme équité en ce sens, c’est ce qu’on fait, et ça donne les statistiques données par Ariane Émond dans son texte.
Oui, 85% des victimes de la violence conjugale sont des femmes et des enfants. Belle statistique, mais, c’en ai une justement qui vient à dérégler la balance. En fait, ça vient justement créer cette même balance, inexistante dans un principe équitable. L’idée n’est pas d’aider plus les groupes masculinistes qu’ils ne le sont aujourd’hui, mais plutôt d’aider des groupes qui considèrent les personnes battues plutôt que de faire une distinction au niveau du sexe. Là , on parle d’équité – ou d’indistinction.
Si on dit que le phénomène des gangs de rue touche principalement des individus haïtiens, on fait une distinction raciale. Il y a ensuite un risque de profilage racial beaucoup plus élevé. Mais, à partir du moment où on élimine le facteur ethnique du phénomène, soit de ne pas distinguer l’ethnie des gens qui font partie des gangs de rue, on peut considérer le phénomène sans discriminer aucun individu, et sans prendre certaines choses pour acquises.
C’est donc vers l’indistinction qu’il faut avancer à mon sens. Ainsi seulement pourrons-nous nous considérer comme tous unis. Peut-être un jour que les statistiques appliquées aux autres individus du même sexe que moi n’auront plus d’effet sur le montant d’assurance qui m’est fixé.
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