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L’œuvre d’art à l’époque de sa reproduction mécanisée

Voici un résumé d’une des idées du texte de Walter Benjamin que je vais sans doute développer dans mon essai théorique du cours Art actuel.

Benjamin décrit l’idée que la reproduction d’une œuvre d’art laissera toujours des traces qui la définisse comme fausse. Mais, dans une reproduction mécanique, deux aspects diffèrent : elle « s’affirme avec plus d’indépendance par rapport à l’original que la reproduction manuelle » et elle « assure à l’original l’ubiquité dont il est naturellement privé » (Benjamin 1991, p. 142). Ce changement de fondement lui donne inévitablement un changement de fonction. La photographie, par exemple, se définit par son aspect de « témoin » d’une vérité. Dans l’Antiquité grecque, ce qui donnait une valeur d’éternité à une œuvre était sa caractéristique « irreproductible ». À l’inverse, le film renonce à cette éternité. Il définit le film comme étant l’art le plus significatif, parce qu’il imprègne le réel d’une telle façon par rapport à, par exemple, la peinture. Cependant, cette imprégnation amène à détruire l’aura de l’art, par la destruction au préalable de l’impression de « faux » d’une reproduction.

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2 Comments

  1. Ping :Müller & Girardet: la réappropriation qui n’est pas distanciatrice | Réflexions et recherches de Simon Dor

  2. Analyse œuvre d’art

    Votre analyse sur la reproduction mécanisée des œuvres d’art est adéquatement correcte, l’exemple de la photographie est pertinent et nous donnes une idée claire sur votre interprétation. Merci pour votre article.

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