L’œuvre d’art à l’époque de sa reproduction mécanisée

17 février 2007, 13 h 10, par Simon Dor

Voici un résumé d’une des idées du texte de Walter Benjamin que je vais sans doute développer dans mon essai théorique du cours Art actuel.

Benjamin décrit l’idée que la reproduction d’une œuvre d’art laissera toujours des traces qui la définisse comme fausse. Mais, dans une reproduction mécanique, deux aspects diffèrent : elle « s’affirme avec plus d’indépendance par rapport à l’original que la reproduction manuelle » et elle « assure à l’original l’ubiquité dont il est naturellement privé » (Benjamin 1991, p. 142). Ce changement de fondement lui donne inévitablement un changement de fonction. La photographie, par exemple, se définit par son aspect de « témoin » d’une vérité. Dans l’Antiquité grecque, ce qui donnait une valeur d’éternité à une œuvre était sa caractéristique « irreproductible ». À l’inverse, le film renonce à cette éternité. Il définit le film comme étant l’art le plus significatif, parce qu’il imprègne le réel d’une telle façon par rapport à, par exemple, la peinture. Cependant, cette imprégnation amène à détruire l’aura de l’art, par la destruction au préalable de l’impression de « faux » d’une reproduction.

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Commentaire (1) (RSS)

Müller & Girardet: la réappropriation qui n’est pas distanciatrice | Réflexions et recherches de Simon Dor dit:

7 juin 2009 à 23 h 31

[...] l’optique de mon essai théorique en Art actuel, essai dans lequel je parlais entre autres de reproduction mécanisée, voici une analyse de deux films de Mathias Müller et Christoph Girardet que j’ai pu voir [...]

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