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Le Centre de recherche sur l'intermédialité (CRI) organisait la fin de semaine dernière un colloque international intitulé Intermédialité, théâtralité, (re)-présentation et nouveaux médias. Le programme complet du colloque est disponible par ailleurs sur le site du CRI. Le reste des conférences se donnaient à l'Université Laval à Québec. J'ai donné de mon temps en assistant aux conférences à partir de la technique; en gros, j'ai coordonné les fichiers PowerPoint, les DVDs et leur affichage à partir du canon (qui cause plus de problèmes qu'il n'y paraît).  Le contenu m'a intéressé dans certains cas car il venait rejoindre certaines de mes idées par rapport à ma potentielle maîtrise: interactivité, rapport aux médias audiovisuels, élimination des barrières disciplinaires traditionnelles (intermédialité en quelque sorte). Je dirais qu'en donnant de mon temps pour ce colloque, cela m'a permis de réfléchir sur l'acte de donner des conférences. J'étais assis juste à côté de la moitié des conférenciers alors qu'ils présentaient le fruit de leurs recherches. J'ai vu le stress de certains, le fait que d'autres au contraire étaient très à l'aise. J'ai aussi été très près de critiques faites à l'égard de l'organisation de ces événements, plus précisément au niveau du manque de soutien de la part de l'université (entre autres au niveau technique). Enfin bref, je suis plus que jamais déterminé à foncer davantage, motivé de par le contenu intellectuel du colloque et dans sa forme elle-même. Libellés : Cinéma, Québec, Université, Études cinématographiques, Événements
Quebecor a investit 2,5 millions pour numériser la totalité de la cinématographie québécoise: c'est du moins ce qu'un commentaire dans le Devoir stipule. On ne peut pas vraiment être "contre" ce genre d'actions, même si derrière toute cette idée arrivera sans aucun doute des conditions (ex: exclusivité de la diffusion du matériel numérisé via Illico). Par contre, il y a une chose qu'on peut (et qu'on doit) dire : pour donner, il faut avoir. C'est à mon avis quelque chose dont il faut se rappeler. La générosité existe aussi pour ceux qui n'ont pas 2,5 millions, et être généreux dans l'investissement de son temps est d'autant plus honorable qu'apposer sa signature sur un chèque. Libellés : Cinéma, Cinéma québécois, Le Devoir, Opinions, Québec, Études cinématographiques
 Une chose intéressante à constater avec cette série américaine est qu’elle a la particularité d’avoir une morale fixe et claire pour chaque épisode. La voix off – la plupart du temps celle du personnage de Meredith – se charge de nous faire entendre cette morale soit dès le début, soit dans le monologue de la fin, ou soit les deux. Par ailleurs, les événements de l’histoire se chargent de nous évoquer clairement la morale, plusieurs événements étant concordants entre eux dans le temps. Rien n’est donc subtil. Ce qui est intéressant, c’est que le public suit. En tant que tel, il est plutôt irréaliste que deux ou trois événements pouvant nous faire évoquer le même type de réflexion (souvent un problème éthique) arrivent en même temps dans le même bloc d’hôpital – et ce, à chaque émission de surcroît. Ce serait carrément une lacune au niveau du réalisme. Pourtant le public y est et apprécie ce genre de marque énonciatrice de la part des auteurs. On ne peut nier de par cet aura de morale englobant le monde de Grey’s Anatomy que nous assistons à une fiction. Le public change nécessairement de contexte. Il semble devenir de plus en plus capable de constater et d’accepter que le film existe et « parle » au-delà de l’ univers fictionnel diégétique qu’il vient à nous faire créer. Libellés : Diégétique, Série, Télévision, États-Unis, Études cinématographiques
Quelques commentaires sur mon visionnage récent du film Les Yeux sans visage de Georges Franju. L'impression générale a été celle d'une adaptation littéraire pure et directe; certains passages sont "clairs" mais ne sont pas particulièrement pertinents lorsque tout se passe rapidement. Je m'explique. À un moment donné, la jeune femme défigurée se fait refaire un visage, et tout semble pouvoir enfin fonctionner. Par contre, son visage se "redéfigure" suite à un échec de compatibilité (du moins, c'est ce qui semble en ressortir).  La méthode pour expliquer cette métamorphose est la succession d'images du visage de la femme avec des fondus enchaînés qui montrent la dégénérescence, avec en accompagnement une belle voix off qui nous explique le phénomène. Tout ça pour revenir à un genre de point de départ. On dirait donc qu'on a coupé dans l'histoire littéraire en tentant de tout mettre quitte à moins expliquer. La voix off devient donc descriptive là où le temps est manquant pour nous montrer ou pour nous faire ressentir le récit. C'est en regardant ce type de cinéma qu'on peut comprendre davantage la position qu'avaient les nouveaux cinéastes de la Nouvelle vague française. Libellés : Critiques, Films, Franju, Études cinématographiques
 Ce texte pourrait briser quelques attentes pour ceux qui n'ont pas vu le film. le film Regarde la mer de François Ozon. Le film crée des anticipations précises à propos d'un type de cinéma plutôt "moderne", qui mise sur la contemplation et l'étirement temporel, mais qui devient bousculé par une fin qui ramène un principe plus près de l'action même. On dirait que ce qui aurait dû arriver par la suite était de terminer sans "aboutissement" de toutes les actions évoquées dans le film, alors que ce qui arrive en fait est justement la résolution de ces actions. Il est dans cette optique difficile d'associer ce type de cinéma à d'autres auteurs "modernes". Cela rejoint un peu l'idée de la règle de la configuration telle qu'évoquée plus tôt sur ce blog, à propos de The Illusionist. Les attentes se créent et nous font placer le film dans une certaine catégorie, mais ce classement se fait chambarder en fin de compte. Par contre, je ne crois pas qu'il aurait nécessairement été "mieux" ou "plus juste" que cette attente soit respectée, mais cela nous empêche en quelque sorte de définir le film au complet par le biais du punch: puisque les attentes générales envers le film nous le ferait placer ailleurs que dans un suspense, on ne peut pas vraiment être déjoué ou non vis-à-vis du suspens, il ne semble pas y avoir de jeu. Justement, certains en disaient que, sans le punch final, il n'y aurait pas d'intérêt. À mon sens, ce revirement de situation peut justement venir mettre en jeu le reste. Tout dépend donc des points de vue. Libellés : Films, Ozon, Études cinématographiques
Certains ne se gênent pas à parler d' Omnikrom comme d'un groupe parmi plusieurs "satellites" de TTC, soit qui évoluent comme une entité dissociée, mais relativement dépendante du groupe français. C'est une vision simpliste d'un groupe plus complexe. Mais, selon ce qu'on peut lire dans l'actualité, jamais ce statut de satellite n'aurait pu être aussi vrai. Dans l'extrait vidéo qui suit, que j'ai trouvé en surfant sur un blog, Tekilatex affirme vouloir faire un album beaucoup plus pop. C'est d'ailleurs ce que Tekilatex affirmait en entrevue sur Hiphopfranco, décrivant le phénomène même comme une "popification". Cet aspect pop entrait par contre dans une certaine opposition avec le principe d'exagération tel que l'artiste le décrivait. Et voilà qu'Omnikrom les suivent sur la même voix, tel qu'expliqué dans un article du Voir d'ailleurs titré Le monde est pop. L'intitulé décrit le groupe comme ayant amorcé "un virage pop prononcé". "On veut s'amuser tout en divertissant le peuple et il est évident que l'on vise un public plus large avec ce disque. On a essayé de nouvelles façons de travailler, de construire des morceaux et même de chanter, mais, en bout de ligne, rien n'a vraiment changé. C'est clair qu'on veut toujours devenir riches. Plus on va faire d'argent, plus on sera heureux." J'espère ne pas être déçu de l'album Trop banane!Libellés : Hip-hop, Omnikrom, TTC, Vidéos
Je voulais glisser un mot sur le gala MU, quelques jours après son déroulement samedi dernier. Le gala s'est bien passé, malgré une rapidité de la présentation des prix, qui, une fois débutée, a défilé un peu comme une liste de mérites plutôt qu'une véritable performance. 4 D Society a certes donné au gala un aspect très performatif, la présence d'instruments de musique dans le groupe, mais elle n'était qu'éphémère au début du spectacle.  Je crois que, dans l'ensemble, ce qui importe le plus du gala MU est sa simple présence. Que Manu Militari, Anodajay ou Boogat remporte le prix n'est pas vraiment important, et je ne crois pas que ce soit ce que les gens retiennent d'un gala destiné à la musique urbaine au Québec. Ça permet entre autres que des médias à plus grande diffusion parlent un peu de la scène rap, notamment Le Devoir. Le gala reconnaît l'existence d'une scène locale en général, et je crois que c'est ce simple acte de présence qui mérite la reconnaissance du gala par le reste de la scène locale, que ce soit de la part des artistes, les médias ou le public. Libellés : Gala MU, Hip-hop, Événements

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