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28.11.07

Jeff Chang et Can't Stop, Won't Stop, fiches résumés

Plusieurs le savent, Jeff Chang a publié un ouvrage intitulé Can't Stop, Won't Stop, qui scrute l'histoire de la "génération hip-hop" de la fin des années 60 aux années 2000. Mon collègue bloguiste R., qui publie sur Des piranhas dans le bocal, s'est donné pour mission de faire des résumés du livre sous forme de fiches, de sorte que son contenu puisse être plus accessible au grand public. Je vous recommande fortement de lire son contenu (que je lirai moi-même une fois la session terminée!), pour ceux qui aiment le hip-hop et veulent en connaître davantage, et pour ceux qui ne le connaissent pas et voudraient se pencher sur ce phénomène qui entraîne à mon avis des réflexions prolifiques.

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26.11.07

Jeu de camp de jour: la guerre des bâtons de popsicle

Je ne l'ai jamais mentionné ici mais j'ai été, de 2000 à 2004, aide-animateur puis animateur au camp de jour d'Otterburn Park (la ville d'où je proviens). En effet, ce n'est pas en soi quelque chose d'intéressant. J'ai aimé ça entre autres car je pouvais créer des jeux. Ça rendait la relation avec les jeunes plus intéressante, car ils ne pouvaient pas anticiper les règles. J'aimais bien créer instinctivement des jeux avec les accessoires disponibles: ainsi fut né la Guerre des bâtons de popsicle (voyez ce que donne la création instinctive). Notez bien que le jeu a un intérêt rétrospectif, sinon je ne vous en parlerais pas ici.

PopsicleLes règles sont assez simples. Deux équipes, chaque joueur a un foulard qu'il place à sa ceinture dans son dos, et a un nombre fixe de bâtons de popsicle dans une main (ex: cinq). Le but du jeu est de récupérer le plus de foulards de l'autre équipe, en un certain laps de temps (déterminé souvent par les circonstances). Pour ce faire, les joueurs doivent aller arracher les foulards sur les joueurs adverses pour engager un combat. Les deux joueurs engagés dans ce combat doivent compter leurs bâtons de popsicle: celui qui en a le plus gagne le combat et repart avec deux foulards, mais il doit laisser tous ses bâtons de popsicle au joueur perdant. Sans foulard, le joueur doit aller à sa base (son point de départ) attendre un foulard de son équipe. Il peut y avoir plus de foulard que de joueurs pour que les joueurs n'attendent pas trop (et pour rendre la partie plus longue). Un joueur qui vient de voler un foulard doit le rapporter à sa base pour le donner à ses alliés, sinon le réutiliser s'il se faire enlever le sien immédiatement après. Si un joueur n'a pas de foulard à la ceinture (même s'il en a un dans les mains), il ne peut se le faire enlever. Ainsi, un joueur peut retourner à un endroit sûr avant de remettre son foulard.

Ici, l'enjeu est dans une optimisation des combats: si les joueurs ne tiennent pas toujours un nombre élevé de bâtons de popsicle, ils perdront leurs combats. Mais s'ils en ont toujours beaucoup, ils vont les perdre rapidement. Ainsi, la stratégie est d'équilibrer les bâtons entre les joueurs d'une même équipe, et d'attaquer rapidement - alors que dans la plupart des jeux semblables, l'agileté du joueur et la force de "son personnage diégétique" sont les deux seuls facteurs de stratégie. Mes observations ont été que les parties duraient toujours très longtemps, sans qu'on puisse dire qu'une équipe prend l'avantage sur l'autre. La stratégie est peut-être plus complexe à maîtriser que les buts du jeu.

Enfin, bref, j'ai l'impression que ce jeu peut entraîner une réflexion pertinente.

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21.11.07

L'hagiographie des portraits de Jean Rouch

Je viens de comprendre ce qui faisait que j'avais une énorme réticence lorsqu'on parlait de Jean Rouch, et particulièrement lorsque je lisais des textes sur son oeuvre. Il est au centre de plusieurs des séances du cours Cinéma documentaire, et c'est dans un texte du recueil que j'ai vu une contradiction intéressante qui m'a révélé ce qui me tracassait.

Je commence donc en vous présentant un doute que l'auteur, Marc Henri Piault, exprime quant à un film de de Latour:
Lorsqu'en 1984, Éliane de Latour filmait, au Niger et en pays mawri, la vie d'un souverain dont la fonction s'était réduite à celle de chef de canton[26], le risque également était, par proximité avec un personnage habitué à la représentation et détenant encore un certain pouvoir, de fabriquer un portrait plus hagiographique que critique. (Piault, 2000: 206, c'est moi qui souligne)
Piault pointe du doigt les risques d'un projet tel que celui de la cinéaste, et est parfaitement conscient qu'il y a un risque d'hagiographie. Et voilà qu'il continue, à la page suivante:
Certains cinéastes, comme Jean-Luc Godard, pensent que Jean Rouch a ouvert la voie de la Nouvelle Vague du cinéma français et c'était, bien entendu, parce qu'il tarabustait les règles et inventait une nouvelle façon de filmer. De la même façon, parce que ce cinéaste parle l'Afrique comme sa langue maternelle et que ses contes sont naturellement enchantés, on se demande presque si l'Afrique n'aurait pas été inventée par Rouch: c'est qu'il est sorti des façons conventionnelles de la considérer. (Piault, 2000: 207-208, l'italique est de l'auteur)
Le risque d'hagiographie semble toujours très grand lorsqu'on se met à parler de Jean Rouch, mais Piault va plus loin que s'aventurer sur un terrain glissant: il arrose le terrain et glisse les yeux fermés sur la banane glissante qu'il vient d'y installer.

Texte: Marc Henri Piault, Anthropologie et cinéma, Paris, Nathan Cinéma, 2000.

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Paul Piché essayiste

J'étais justement en train d'essayer de me trouver quelque chose à niaiser. (En passant, cette phrase est une hyperbole. Je ne cherchais pas vraiment à niaiser quelque chose.)

Un schéma algébrique qui tente d'expliquer/anticiper les tendances sociales. En se basant uniquement sur la période 1945 à 2015, sans considérer avant ni en considérant autre chose que l'Occident.

Merci à Xavier K. Richard pour m'avoir fait découvrir cet humour. Ça se peut que je décide d'effacer ce post considérant l'absurdité du sujet lui-même.

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6.11.07

Tag littéraire

Il était temps que je réponde, depuis le moment où Ivan m'a taggué. Mais je n'ai pas pu trouvé toutes les réponses qui m'auraient convenu. Je vous laisse tout de même sur ce qui a résulté de ma réflexion:

4 [3] livres qui ont marqués mon enfance (j’ajoute aussi adolescence, pour certains cas) :

- Les trois mousquetaires, le premier livre que j’ai failli terminer en sixième année
- Les aventures de Tom Sawyer, pour l’atmosphère
- Fanfan d’Alexandre Jardin [si on considère le secondaire 5 comme l’enfance; dans le cas où on est extrêmement différents, je dirais « oui »]

4 [1] écrivains que je relirais, encore et encore :

- J.R.R. Tolkien, pour avoir créé une source inépuisable d’imagination (et de recyclage, malheureusement)

4 [0] écrivains que je ne relirai plus : je pardonne trop facilement pour me bloquer des écrivains. Bien sûr, comme tout le monde, certains ne me tentent plus, mais c’est plutôt associé au type de livre qu’à l’écrivain comme tel.

4 livres à lire, en attente dans ma bibliothèque :

- La fiction de la postmodernité selon l’esprit de la musique, de Daniel Charles (très beau cadeau de ma blonde, le sujet m’intéresse au plus haut point mais je suis assez modeste pour savoir que je n’ai pas encore le bagage nécessaire pour l’entamer).
- L’horreur intérieure : David Cronenberg (réuni par Piers Handling et Pierre Véronneau)
- Rules of Play de Salen et Zimmerman
- La théorie du cinéma, enfin en crise? (dernière édition de la revue Cinémas)

4 livres que je suis en train de lire :

- Le système des objets de Baudrillard
- L’Homme-Jasmin de Zürn
- Half-Real : Video Games Between Real Rules and Fictional Worlds de Juul
- Mystifying Movies : Fads & Fallacies in Contemporary Film Theory de Carroll

4 [1] livres que je n’ai pas terminés :

- La chanson québécoise en question, de Robert Léger, que je vais entâmer plus tard finalement, ou pas du tout.

4 [1] livres que j’apporterais sur une île déserte :

- Sans doute un livre vide, avec des pages blanches à remplir pour passer le temps (comme c’est poétique! mais vrai).

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Quelques mots sur Molière de Laurent Tirard

Molière de Laurent TirardJe ne m'étalerai pas sur Molière de Laurent Tirard. Je m'attendais à un film moins "grand public", et j'ai eu plutôt une comédie typique, somme toute assez semblable à ce que j'ai déjà vu. Quelques petites remarques: le récit filmique fonctionne de façon très signifiante plutôt que monstrative. J'entends par là que les éléments du langage cinématographiques servent à nous faire comprendre une histoire, et qu'ils ont été utilisés de sorte que l'histoire nous soit communiquée de façon souvent très rapide, comme si quelqu'un nous la "racontait" plutôt que comme si on y était. En cinq minutes, on a le temps de comprendre deux enjeux du film: 1) Molière veut faire de la tragédie plutôt qu'une farce; 2) On lui contraint de faire de la comédie. Parfois, l'ellipse est frappante entre deux scènes: la conséquence suit immédiatement la cause, en quelque sorte. On ne vit pas avec les personnages, on nous raconte ce qui leur arrive.

C'est donc une comédie assez simple, sans trop de prétention, mais qui permet aussi de réfléchir sur le médium filmique lorsqu'on le veut bien.

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5.11.07

Analyse formelle de Mémoires affectives de Francis Leclerc

Mémoires affectives de Francis LeclercAlors voilà, je viens d'ajouter un de mes travaux tiré du cours Analyse filmique, donné par Bernard Perron en hiver 2006. Le texte s'intitule Analyse formelle d'une séquence de Mémoires affectives de Francis Leclerc, que je place en format pdf.

Je n'ai pas vraiment de réflexion rétrospective à ce travail, sauf peut-être qu'elle surpasse à mon sens d'autres analyses que j'aurais pu faire. Enfin, bref, vos commentaires sont comme d'habitude très appréciés.

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