Réflexions et recherches d'un universitaire

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7.11.08

Profits avec Internet? Facebook n'est pas profitable

Suivant Neteco.com, il semble que Facebook ne fasse pas de profit.
Interrogé par John Battelle, Zuckerberg a ainsi indiqué que sa société [Facebook] n'avait pas besoin d'argent et que, malgré des effectifs dépassant désormais les 700 collaborateurs, les revenus publicitaires semblaient couvrir ses besoins en trésorerie même si la société n'était pas encore profitable.
Investir dans une compagnie qui veut se lancer dans les affaires sur Internet? Si j'ai dit que je n'avais pas le sens des affaires, mon meilleur deal aura probablement été de refuser d'être co-propriétaire d'une compagnie qui se lance sur le net sans que j'y sois salarié. Ça valait bien la peine de négocier des tiers de pourcentage des parts d'une compagnie visant exclusivement le net.

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publié par Simon Dor @ 14:20   0 commentaires Liens vers ce message blog




25.7.08

Faire des affaires... ou faire partie d'un mouvement?

Je tombe par hasard sur une nouvelle qui questionne - pas véritablement - à savoir si Facebook est un mouvement ou une entreprise. Bien sûr, le réseau social est là pour faire de l'argent, mais il y a une manière de créer un sentiment d'appartenance qui fait que ce que les gens ont l'impression de faire pour eux devient profitable pour d'autres.

Tout ceci me fait penser aux discussions à propos d'un mouvement hip-hop ou non. Il faut se rappeler que les artistes hip-hop ont besoin de faire de l'argent, et que le prétexte de "soutenir le mouvement hip-hop" pour vous faire investir du temps bénévolement va en bout de ligne rapporter de l'argent... aux artistes. Évidemment, à long terme, on s'épuise.

Faire des affaires...

"T'aimes-tu ça faire des... affaires?" - Ralph Wiggum, « I Love Lisa », The Simpsons (version québécoise)

Je ne suis de toute évidence pas quelqu'un d'affaires... je ne suis ni businessman, ni fort en marketing. Au sens large, d’ailleurs. Je ne suis pas quelqu’un de networking, de PR, et je ne suis pas aisément capable de me vendre. Dans certains cas, ce type de personnalité est nécessaire, mais je ne veux pas que ça devienne une part trop importante du travail à faire.

C'est fâcheux pour l'écriture de lettre de motivation, pour des demandes de bourses ou pour un CV. Je songe d'ailleurs à donner cela comme l'un de mes défauts la prochaine fois que je passe en entrevue. J'ai l'impression, dans un même ordre d'idées, que j'ai de la difficulté à faire transparaître ce que je suis réellement: ma façade extérieure n'est pas fidèle à mes émotions (ce qui n'aide pas côté relations interpersonnelles, PR, ...) et les résultats de ce que je fais prennent énormément de travail avant d'être représentatives (à mon goût) de mon potentiel (je vous reviendrai sur mes hypothèses là-dessus).

Je crois d'ailleurs que c'est pour cela que je me trouve relativement modeste. On m'a dit que c'était relativement paradoxal de se trouver soi-même modeste, et de le dire. Mais je dirais que ce qui fait que je me trouve modeste n'est pas tant dans le fait que je le dise ou non, mais plutôt dans le fait que, lorsque je veux trouver des exemples de situations où je suis modeste, je n'en ai aucun.

Bref, tout ceci est anecdotique mais je crois quand même que c'est un aspect de moi que je devrais tenter de travailler. C'est plus utile qu'il n'y paraît dans la vie.

Image tirée de http://stkarnick.com/blog2/2007/07/the_simpsons_movie.html.

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publié par Simon Dor @ 12:13   0 commentaires Liens vers ce message blog




6.2.08

Knighthood et le "invite-friend" gaming

Je vais de plus en plus intégrer les jeux dans mes interventions sur mon blog, entre autres car j'ai officiellement décidé de travailler sur le jeu vidéo pour ma maîtrise.

Je veux ici parler d'un type de jeu populaire ces temps-ci, celui intégré via le site de réseautage Facebook. Je comparerai rapidement deux jeux que j'ai essayé en mettant en évidence leurs différences au niveau du système de règles, mais aussi - et peut-être surtout - leur intégration par rapport au système de réseautage lui-même, voire leur rapport entre monde réel et monde diégétique.

Les deux jeux en questions sont Warbook et Knighthood. J'ai joué au premier environ de juillet à décembre, alors que j'ai commencé le second en janvier.

Warbook: le utopia-like hébergé par Facebook

Warbook (application de Facebook)Warbook d'abord. Il s'agit en gros d'un jeu comme les Utopia, Archmage (qui semble être devenu The Reincarnation) et Pimpkane de l'époque de mon secondaire. Le jeu consiste à choisir un personnage (magicien, général, marchand, etc.), à monter une armée, construire des bâtiments et attaquer les autres joueurs. Selon l'armée, l'attaque est plus ou moins forte et permet de capturer une plus ou moins grande quantité de territoires à l'autre (ou encore, d'échouer à en prendre). Le joueur reçoit un certain nombre d'or (ou de "tours", dans certains autres jeux), et doit les dépenser en achetant quelque chose pour améliorer son royaume. La quantité d'or dépend, par exemple, de l'achat de mines sur les territoires possédés.

En gros, le jeu fonctionne de manière identique aux jeux précédents, ce qui n'est pas mauvais en soi, mais qui ne tire pas avantage de son intégration au sein de Facebook.

Knighthood et le "invite-friend" gaming

La logique de Knighthood est d'inviter ses amis de Facebook à joindre le jeu. Rien d'original jusqu'ici, voire même quelque chose d'agaçant (combien d'applications Facebook vous invitent à les joindre?). Mais, le contexte médiéval du jeu intègre les gens invités: en tant que chevalier, ils sont considérés comme vos vassaux, à votre cour. Ceux qui joignent deviennent aussi chevaliers, et tentent leur chance d'avoir des vassaux à leur tour. Le jeu permet de capturer les vassaux des autres pour les mettre à sa charge, de se rebeller contre son souverain, etc. La force de nos vassaux est notre force de combat, donc est très importante.

Il y a donc une facette "politique" au jeu, qui demande l'intégration de la vie réelle dans le gameplay. Comme nos propres vassaux peuvent se rebeller contre nous, et qu'on peut "voler" les vassaux des autres, comment faire en sorte qu'un inconnu (que je n'ai pas personnellement invité à jouer) ne veuille pas se rebeller contre nous? Encore plus complexe: comment faire en sorte qu'il veuille continuer à jouer, pour ainsi prendre du pouvoir et en faire profiter notre propre royaume? Il s'agit donc de les convaincre "politiquement": envoyer de l'or, des messages personnels ("Here's 500 gold so that you can manage your realm!"), etc. Ça fait partie de la game...

La fonction d'invite-friend devient donc l'élément central du jeu. Knighthood a donc un système de jeu qui intègre parfaitement la condition dans laquelle il se place, celle d'une application Facebook.

Images tirées de:
Warbook: http://techdigest.tv/web_20/facebook_applic/
Knighthood: capture d'écran personnelle.

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publié par Simon Dor @ 10:41   8 commentaires Liens vers ce message blog




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