Lire le blogue... à partir du plus récent message | par artistes hip-hop | par jeux vidéo | par concepts évoqués | par cours suivis | par réalisateurs |
En surfant parmi les blogs d'Internet, j'en trouve un qui porte sur Eisenstein et l'importance qu'il porte à son montage, affirmation qui n'a pratiquement plus à être prouvée. Je peux par contre y lire une phrase qui m'agace: Libellés : Critiques, Eisenstein, Griffith, Montage, Études cinématographiques
"Pour ceux qui ne connaissent pas ce grand expérimentateur de cinéma qu’on considère être à l’origine du montage parallèle (à ne pas confondre avec montage alterné) [1]"
Sans qu'il ne soit question de remettre en question l'autorité de son auteur dans ce contexte, la distinction entre montage alterné et montage parallèle me semble une distinction fondée sur un élément extrafilmique, soit la diégèse elle-même. En effet, le montage alterné se définit généralement comme le montage de deux actions qui se produisent simultanément, alors que le montage parallèle se veut une juxtaposition du même ordre, mais d'éléments sans lien temporel. En fait, cette temporalité fait partie de la diégèse du film, ce qui fait que la définition des deux figures passe uniquement par le biais de l'histoire. Ces figures n'ont donc lieu que dans les films de fiction narratifs classiques - soit les "films à diégèse" - et ne touche pas complètement le phénomène filmique. D'un point de vue strictement formel, on ne peut distinguer les deux, ce qui fait que leur particularité se fait uniquement du côté du spectateur.
Par ailleurs, ce n'est pas Eisenstein qui a le premier amené l'idée du montage parallèle, mais Griffith avec Intolerance en 1916.
publié par Simon Dor @ 13:20
0 commentaires
Liens vers ce message blog
![]()
![]()
Je viens de terminer mon travail concernant une opposition apportée par Marcel Martin. En fait, l'idée que j'amène, c'est qu'amener le montage comme une division entre narratif et expressif limite l'interprétation qu'on peut faire de ce procédé. En fait, c'est que la distinction entre ces deux types de montage n'est pas formelle, c'est-à-dire sur des éléments concrets de montage, mais plutôt sur l'intention (si on tente de raconter une histoire ou de créer un choc). En ce sens, les deux formes ne sont opérantes que par le biais d'un "accord" avec le spectateur. Soit, donc, le montage sait quoi faire pour faire réagir le spectateur (par exemple, le montage des attractions d'Eisenstein, où celui-ci "calcule" le psychisme du spectateur), soit il utilise des conventions que le spectateur connaît pour raconter son histoire (on parle des règles du montage classique). Évidemment, ici, je vulgarise et je ne prouve pas, mais bon, mon travail se veut plus rigoureux au niveau de la preuve, évidemment. Libellés : Montage, Études cinématographiques
publié par Simon Dor @ 10:14
0 commentaires
Liens vers ce message blog
![]()
![]()

Puisqu'un seul site ne peut couvrir tout ce qui intéresse son auteur, il est pertinent de guider ses visiteurs vers d'autres lectures susceptibles de les intéresser.