Points de vue et jugements de valeur dans une analyse

Dans la lignée de mes autres considérations suite à la lecture de travaux, je parlerai aujourd’hui de la notion de points de vue ou de jugements de valeur. C’est une chose qui est extrêmement difficile à expliquer et à généraliser, car j’ai l’impression que les chercheurs ne sont pas tout à fait d’accord à ce propos. Bref, je vous expose une manière qui, pour moi, permet de s’assurer qu’un texte écrit en reste neutre quant à son objet d’études et ce, même si l’objet en question est explicitement considéré comme quelque chose ayant une plus grande valeur à nos yeux.

L’objectif des universitaires et des universités

Quand un groupe d’universitaires se réunit quelque part (ce qui arrive tout le temps, dans les séminaires, les colloques, etc.), ils ont bien sûr des discussions. Parfois, ils font partie d’une même discipline, parfois de disciplines variées. Ils s’inscrivent donc chacun dans une histoire disciplinaire personnelle et collective. Par exemple, j’apprécie des auteurs que d’autres gens en cinéma ou étudiant le jeu vidéo ne connaissent pas ou apprécient moins, et je partage des références philosophiques avec des gens autant en sémiologie qu’en histoire de l’art.

Prétention et blogues – commentez, l’auteur n’a pas toujours raison

Le cours Cinéma, littérature et médias m’a emmené à me questionner sur la question de la « prétention » des textes. Autour de la notion d’essai, nous avons discuté autour de l’idée qu’un texte puisse prétendre ou non à l’exhaustivité par rapport à son objet d’étude.

Leçon de cinéma : reproche à l’expression elle-même comme au type de contenu

Je déteste l’expression « leçon de cinéma », encore moins « classe de maître » (« master class » en anglais). Je n’ai jamais assisté à une telle activité. Elle consiste globalement, selon ce que j’en sais, à une rencontre avec un cinéaste, qui parle de la manière dont il fait ses films. Rien de personnel envers Arnaud Desplechin, dont je … Continuer la lecture de « Leçon de cinéma : reproche à l’expression elle-même comme au type de contenu »