« Ce que je trouve dommage, c’est que l’étendard que Droit d’parole lève en l’air manque de fondements, manque de raisons – ou, s’il y en a une, elle n’est pas présente sur ce disque.  » (Extrait de ma critique sur Hiphopfranco)

Je clarifie donc ici ma pensée en disant que, même si le disque parle d’autre chose que de la souveraineté, le sujet est plutôt mis de l’avant par l’ensemble de ce qui est dit, notamment par des références implicites dans les tracks qui n’ont pas ce sujet précis. L’idée que la souveraineté éliminerait l’exploitation du gouvernement est totalement fausse, ce qui se confirme dès qu’on regarde les actions du PLQ au pouvoir.

Le groupe Droit d’parole aura beau dire n’importe quoi pour se défendre, cet album ne peut pas ne pas avoir comme fondement important le message politique souverainiste, au même titre que, par exemple, Loco Locass – qui n’abordent pourtant pas toujours ce sujet. Au fond, au même principe que ce que j’avais précédemment évoqué par rapport au rap chrétien sur Es-tu prêt pour celui qui est vrai, il s’agit de décrire le cheminement historique ou psychologique (par exemple) vers quelque chose plutôt que de simplement expliquer nos fins sans fondement.

Publié par Simon Dor

Simon Dor est professeur en études vidéoludiques à l’Unité d’enseignement et de recherche (UER) en création et nouveaux médias de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue depuis août 2016. Il a soutenu sa thèse de doctorat sur l'histoire des jeux de stratégie en temps réel. Il écrit ici depuis 2006, d'abord comme étudiant en études cinématographiques éventuellement spécialisé en jeu vidéo (2008-2015), puis comme chargé de cours (2013-2016) en études du jeu vidéo (Université de Montréal) et en communication (UQAM). Ses jeux de prédilection sont StarCraft, Sid Meier's Civilization II, Final Fantasy VI, Crusader Kings II et Ogre Battle.

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