Le cinéma est un art de performance

Bien évidemment, je ne veux pas parler de la performance au sens de « performance artistique », mais plutôt dans un sens de « plus ou moins bon ». En effet, le discours du « bon » ou du « moins bon » dans la description (critique ou non) d’un film lui tient bien serré à la cheville (bien plus que la narrativité d’ailleurs – cf. Metz). Autant les arts visuels étaient contraints au beau à une certaine époque, autant aujourd’hui le cinéma est contraint au bon.

Bien sûr, le public de masse veut toujours que l’art soit beau, « décoratif » en quelque sorte. Le problème n’est pas totalement enrayé. Mais, même les « connaisseurs », les cinéphiles, veulent quelque chose de bon. Je déteste me faire demander la question « Pis, le film, y’était bon? », car je ne sais pas nécessairement quoi répondre, et que ce n’est pas ce qui a été mon questionnement en le regardant.

Comme la sexualité, le cinéma est donc un art de performance.

Publié par Simon Dor

Simon Dor est professeur en études vidéoludiques à l’Unité d’enseignement et de recherche (UER) en création et nouveaux médias de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue depuis août 2016. Il a soutenu sa thèse de doctorat sur l'histoire des jeux de stratégie en temps réel. Il écrit ici depuis 2006, d'abord comme étudiant en études cinématographiques éventuellement spécialisé en jeu vidéo (2008-2015), puis comme chargé de cours (2013-2016) en études du jeu vidéo (Université de Montréal) et en communication (UQAM). Ses jeux de prédilection sont StarCraft, Sid Meier's Civilization II, Final Fantasy VI, Crusader Kings II et Ogre Battle.

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