- I’m back (2:35)
- Prêts pas prêts (3:45)
- Interlude 1: Laissez un message (0:12)
- Moi, 2Faces & Dirty (3:20)
- Regarde autour de toi (3:46)
- Interlude 2: B.I.C. (0:13)
- Let’s go (feat. O’Eternal a.k.a. Canox) (3:45)
- Dans l’oeil du public (feat. T-Mo) (3:56)
- Le son du southside (feat. Onze) (4:47)
- Interlude 3: Done (0:24)
- On est encore là (feat. Taktika & Benz) (3:30)
- Interlude 4: O’Eternal aka Canox (0:13)
- Do What I Gotta Do (feat. O’Eternal a.k.a. Canox) (3:38)
- Qc Collabo (feat. Onze, Bic, Slik Cat, D’jakal & Le seul) (4:51)
- Interlude 5: Dj Nerve (0:15)
- J’m’accroche (3:30)
- Interlude 6: Frenchi (0:13)
- C’est juste Bizness prise II (feat. Frenchi Blanco) (3:56)
- Interlude 7: Jack l’Arnak (0:16)
- Toute bonne chose a une fin (2:24)
Une suite logique
C’est après quelques années que 2Faces sort son troisième album solo. Ce troisième album semble vouloir annoncer une troisième face à cet artiste de Québec, mais pourtant, l’album présente un type de rap qu’a toujours fait 2Faces. De par cette similarité, il serait facile de le qualifier de suite logique par rapport à ce qui précède.
On reste dans un type de sujet assez conventionnel : les sujets sociaux, le brag, ou encore la scène locale. 2Faces parle parfois de sa propre situation par rapport à ce qui se fait ici au Québec, soit qu’il est un pionnier de la scène. Le concept va un peu plus loin lorsqu’on aborde la triple personnalité du personnage. Sur cet aspect, le son est beaucoup plus introspectif.
Le même type de rimes orne l’album en général. Elles ne sont pas nécessairement en soi élaborées, mais visent l’efficacité. Dans certains cas, comme « Regarde autour de toi », le sujet est mis de l’avant. Dans d’autres, quelques punchlines, viennent alimenter et prennent la place, comme dans cette intervention surprise de Onze :
« Ici, y’a plus de MC’s qu’il y a de micros
Fack y’a plus de wack ass, mec, c’est le ratio » (Onze, sur « Le son du southside »)
Ce qui ressort de l’écoute, c’est l’idée de « rester forts ». Sans rien à perdre, 2Faces est allé dans l’idée de satisfaire son public plutôt que d’en séduire un autre, tel qu’il le mentionnait en entrevue. Son type d’intervention semblable à ce qu’il a toujours nous confirme par contre une chose importante : ce qu’il a fait a sans doute inspiré plusieurs rappeurs arrivés plus récemment. La présence d’un humour noir tel que l’ont repris certains groupes comme Omnikrom ou NSD nous met en évidence le fait que 2Faces et le 83 ont existé à une époque où cet humour n’était pas généralisé. Une lecture plus actuelle du style de 2Faces peut donc lui être très bénéfique.
En général, son album reste donc en suite logique avec ce qui s’est fait avant. Il n’a pas changé, toujours fidèle à lui-même, et c’est pour le meilleur et pour le pire.

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