Menu Fermer

Braque, Picasso et les trois phases du cubisme. Texte de révision

Note: Cet article a été écrit comme révision pour un cours d’histoire de l’art. Je ne prétends pas avoir des sources pour étayer les éléments que je décris ici: il serait alors préférable pour vous d’aller confirmer les faits que je synthétise ici.

Le cubisme se définirait largement par une certaine dislocation de la perspective. On élimine les conventions naturalistes qui précèdent, soit les liens entre la spatialité des éléments représentés et ce qui est représenté en soi, pour aller vers une nouvelle conception du réalisme. Il ne s’agit plus d’imiter le réel, mais d’en aborder une certaine conception, et d’apporter une réflexion vis-à-vis de celui-ci. La manière dont le cubisme traite ce rapport au réel se fondera principalement sur la notion de la potentielle représentation de la tridimensionnalité dans une surface à deux dimensions.

Il rompt avec une certaine conception fauviste de la couleur. Avec Braque et son Grand nu, on assistera à une diminution des couleurs, qui ne sont plus aussi éclatantes que ce que pouvait nous montrer Matisse. L’ensemble est plutôt monochromatique, et le fond reste neutre, pour se centrer sur le sujet. Même si cette toile n’est pas exemplaire de ce que la conception cubiste de la tridimensionnalité a amené, on voit déjà une angulosité des volumes. Paysage à Lestac témoigne aussi de cet abandon de la couleur pure, et montre l’utilisation de tons locaux. L’ensemble est plutôt austère : il est représenté de façon schématique et témoigne de la solidité des volumes.

La phase cézannienne du cubisme, dont Les Demoiselles d’Avignon de Picasso fait partie, amène cette idée de rigueur et d’angulosité témoignée dans les œuvres que nous venons de voir. L’accent est mis sur le volume des corps, et démontre un résultat plutôt brutal.

La phase analytique se centre sur les figures humaines comme représentations. Il s’agit d’une vision rotative de l’œil, soit où le sujet est représenté selon plusieurs points de vue, « comme si notre œil englobait plusieurs points de vue à la fois ». Ainsi, les volumes sont plutôt fragmentés. On pourrait qualifier ce type de cubisme de plus « hermétique », car il est beaucoup moins « reconnaissable » que les autres. On reste par contre dans le figuratif : ce qu’il y a sur la toile fait référence à des éléments du monde réel.

La phase synthétique voit un certain retour du balancier : on revient à des éléments plus reconnaissables suite à la critique de ce qui était trop hermétique. Durant cette phase, on se centre sur des artifices techniques et des trompe-l’œil, ce qui en fait des œuvres ludiques et dynamiques. On prendra des éléments disparates, collés et assemblés. L’esthétique est donc à base de fragments. Le sujet principal : on délaisse la figure humaine pour privilégier les natures mortes.

Articles similaires

6 Comments

  1. Pierre-Alexandre

    Salut Simon,

    Je suis un peu newb sur les blogs et je sais pas trop comment t’écrires autrement alors jvais le faire par l’entremise de ton blogue.

    Je n’ai qu’une question, est ce que tu es allé à l’école Notre Dame à Otterburn Park et était tu au secondaire à Ozias Leduc ? Si c’est le cas récris moi.

    Pierre-Alexandre V.
    wiegraff@hotmail.com

  2. Pierre-Alexandre

    Je vais me répondre à moi même! J’ai vu ton profil sur tes autres sites et tu correspond exactement à la personne que je cherchais. Je suis allé à l’école avec toi jusqu’au secondaire 2. Hehe, je cherchais seulement à te reparler!

  3. Simon Dor

    Merci!

    (Je précise pour les lecteurs qui passent ici et qui se demanderaient si j’ai répondu à Pierre-Alexandre plus haut: oui!)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *