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L’intertextualité a-signifiante de Final Fantasy

Le principe d’intertextualité est très présent dans les jeux vidéos, les allusions aux jeux passés dans certains cas (dans le cas des séries), aux films desquels ils sont adaptés, ou à des éléments du monde réels sont très présentes. La question intéressante est de savoir comment ces allusions peuvent, parfois, ne pas être signifiantes dans le cadre même du jeu – disons, dans sa structure/composition interne même – mais présentes presque exclusivement pour créer un contact avec le spectateur. Nous l’illustrerons donc par quelques exemples tirés de la série Final Fantasy.

Les éléments de l’histoire avec lesquels on a une interaction portent parfois des noms tirés du monde réel. Par exemple, le premier bateau volant du jeu Final Fantasy IV (II pour son appelation américaine) se nomme l’Enterprise, tout comme le vaisseau spatial de Star Trek. Une créateur « appelée » (avec la capacité Call) dans le même jeu se nomme Shiva, et ce nom est repris pour un esper, dans le sixième (III pour la traduction anglaise). C’est pourtant le nom d’un dieu hindou, qui ne semble pas avoir de lien avec le personnage féminin de la série.

Dans certains cas, l’intertextualité ne semble pas être présente tant pour sa « signification » que pour un lien – presque rassurant – entre le jeu et le monde réel. Il peut s’agir d’humour ou d’un simple référent. Le fait qu’il ne semble pas signifiant est intriguant, ramenant l’idée de l’intertextualité à la postmodernité, soit la phase où on se contenterait de copier ce qui a déjà été fait.

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