La fiction des textes de rap

À propos de la « potentielle fiction » derrière les propos d’un rappeur, Akhenaton en donnait un exemple éloquent:

Ce que le cinéma se permet, la télé
Les livres, et les magazines pour nous c’est prohibé
Incitation à la violence
C’est comme si pour chaque meurtre on inculpait Jack Palance (« Dangereux », L’école du micro d’argent, 1997)

Il s’agit de donner le bénéfice du doute à l’artiste quant à un écart entre ses propos et sa vie réelle. Le rap, comme les autres arts narratifs ou figuratifs, créent une diégèse, mais a un préjugé négatif qui fait que la plupart des gens n’y distinguent pas la fiction de la réalité.

Publié par Simon Dor

Simon Dor est professeur en études vidéoludiques à l’Unité d’enseignement et de recherche (UER) en création et nouveaux médias de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue depuis août 2016. Il a soutenu sa thèse de doctorat sur l'histoire des jeux de stratégie en temps réel. Il écrit ici depuis 2006, d'abord comme étudiant en études cinématographiques éventuellement spécialisé en jeu vidéo (2008-2015), puis comme chargé de cours (2013-2016) en études du jeu vidéo (Université de Montréal) et en communication (UQAM). Ses jeux de prédilection sont StarCraft, Sid Meier's Civilization II, Final Fantasy VI, Crusader Kings II et Ogre Battle.

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