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La production bien chevillée au corps

Un peu à la manière dont je le soulignais en disant que le cinéma est un art de performance, je voulais exprimer mon avis sur le fait que les études cinématographiques ont « la production bien chevillée au corps », pour faire un clin d’oeil à la fameuse expression de Metz. En effet, sauf lorsqu’on baigne dedans, on distingue rarement les études cinématographiques des cours techniques de cinéma.

Pour faire le parallèle rapide, si je disais que j’étudiais en littérature, est-ce que quelqu’un penserait que la plupart de mes cours seraient concentrés sur la manière d’écrire des livres? Puisque le cinéma implique une certaine connaissance technique, on semble le dissocier d’un art « pur »/ »simple »/ »sans moyens techniques préalables*« , en croyant qu’il est plus important de donner une formation technique qu’un aperçu historique/structurel/narratologique du médium filmique/cinématographique.

* Évidemment, ce « préalable » ne l’est pas nécessairement, certains cinéastes – expérimentaux, par exemple – n’ont pas tout ce bagage technique.

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2 Comments

  1. Yvan

    Quel est le ratio du contenu de tes cours techniques versus historiques et culturels?

    Quel serait ton ratio idéal?

  2. Simon Dor

    Il y a 6 cours pratiques dans tout le bacc, très peu en fait, et ces mêmes cours ont beaucoup d’éléments théoriques (et pas seulement la théorie de la pratique, si tu vois ce que je veux dire).

    Mon ratio serait environ de ça. Ce que je déplore le plus, c’est plutôt le manque de perspective théorique dans les cours pratiques, c’est-à-dire de voir la pratique dans un cadre académique universitaire comme un moyen théorique par rapport au cinéma. L’objectif du programme n’est pas technique. C’est ce type d’amélioration que j’apprécierais; pas un nombre différent, mais une perspective différente.

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