Misogynie du rap: une question de préjugés

Je me souviens de la vague de protestations contre Omnikrom et leurs textes misogynes. J’ai déjà parlé à quelques reprises du deuxième degré de leurs textes. Je viens de réaliser que toute cette histoire est une question de préjugés et de stéréotypes, car ce type de deuxième degré existe ailleurs, et est absolument toléré, voire approuvé.

Ainsi, Nathalie Petrowski approuve le deuxième degré d’Yvon Deschamps et de Martin Matte, lorsque, par exemple, Deschamps « disait que c’était des incapables et des niaiseuses qui étaient juste bonnes à rester à la maison et à torcher ».

Mais, on se pose la question à savoir si le rap dérape. On ridiculise leur deuxième degré, comme s’ils n’étaient pas assez intelligents pour tourner en dérision l’image projetée par d’autres créateurs d’une musique semblable. Mettre tous les jeunes dans le même paquet. Le rap dérape, pas Omnikrom.

Encore une fois victimes des stéréotypes. Entourés de deux baby-booms, je me demande sérieusement si ma génération aura une voix.

Publié par Simon Dor

Simon Dor est professeur en études vidéoludiques à l’Unité d’enseignement et de recherche (UER) en création et nouveaux médias de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue depuis août 2016. Il a soutenu sa thèse de doctorat sur l'histoire des jeux de stratégie en temps réel. Il écrit ici depuis 2006, d'abord comme étudiant en études cinématographiques éventuellement spécialisé en jeu vidéo (2008-2015), puis comme chargé de cours (2013-2016) en études du jeu vidéo (Université de Montréal) et en communication (UQAM). Ses jeux de prédilection sont StarCraft, Sid Meier's Civilization II, Final Fantasy VI, Crusader Kings II et Ogre Battle.

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