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Last.fm: une radio internet 2.0

Les radios Internet sont de plus en plus présentes, mais la plupart ne sont que trop semblables aux radios traditionnelles. Certes, elles diffusent de la musique de manière plus indépendante, mais le peu d’auditeurs s’explique probablement par le format très semblable aux radios à ondes. Voilà où Last.fm me semble offrir quelque chose de nouveau, dans la lignée du Web 2.0, c’est-à-dire où l’auditeur prend une place plus importante, où le DJ devient un véritable algorithme personnalisable.

Il y a deux manières d’écouter cette radio. Soit simplement entrer le nom d’un de vos artistes favoris, pour que la radio propose de jouer des artistes semblables. Sinon, plus complexe, il s’agit d’installer une application sur votre ordinateur qui garde en mémoire ce que vous écoutez (avec plusieurs lecteurs, notamment Lecteur Windows Media, Winamp, iTunes, …), pour pouvoir vous proposer de nouveaux artistes semblables à vos habitudes d’écoute. Il s’agissait au départ d’un plug-in, qui s’appelait Audioscrobbler, mais il semble que Last.fm ait acheté l’ancien site. On peut sauter la chanson en cours si elle ne nous plaît pas (mais on ne peut pas retourner en arrière: ça reste une radio, et non un répertoire de musique).

L’autre fonction est de pouvoir calculer et ré-écouter ce qu’on écoute le plus, ou encore de se créer des listes d’écoute (playlists), qu’on peut diffuser par exemple sur son blogue. Ce qui devient très utile pour:

  • partager ce qu’on écoute avec les gens qu’on connaît;
  • écouter sa musique peu importe sur quel ordinateur (et chez qui) on se trouve.

Question droits d’auteurs, la radio fonctionne (en principe) en accord avec les artistes: ceux-ci téléversent (uploadent) leur musique dans leur compte, et c’est uniquement celle téléversée qui peut être jouée sur leur radio (leurs singles, par exemple). En principe, bien sûr, car quelques indices laissent croire que tout n’est pas de leur initiative.

Les titres contiennent parfois des fautes, des parenthèses mal placées, des accents absents, des expressions différentes (pour les featurings, feats., avec, etc.), ce qui fait que si on n’a pas la même typographie que le titre téléversé, Last.fm les prendra pour deux chansons différentes. La question, souvent importante dans le rap, de l’artiste officiel (dans le cas de collaborations sur des mixtapes) rend d’autant plus difficile d’avoir la combinaison titre/artiste identique à celle du site.

Quelques problèmes qui restent donc à régler pour les programmeurs, mais le principe est là, et je crois bien que ce type de mode d’écoute prendra la relève de la radio FM standard, avec animateurs parfois peu intéressants et chansons inquiétantes (désolé, c’est le qualificatif qui m’est venu spontanément). Reste à voir quand et comment la publicité sonore s’y intégrera…

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