Le problème du CV au premier cycle

J’ai une réelle difficulté à concevoir à quoi peut ressembler mon C.V. alors que je suis au premier cycle. Je regarde comme modèle les CV de quelques chercheurs mais comparer mon parcours au leur ne fonctionne simplement pas. Je suis dans une sorte d’entre-deux inquiétant: entre le CV d’un jeune qui cherche un emploi étudiant et d’un étudiant qui veut faire des demandes de bourse. Bien que je voudrais pousser vers le deuxième cas, je n’ai rien qui puisse prouver d’une manière quelconque mon intérêt/potentiel.

Je suis dans une transition de changement d’emploi, démissionnant de mon emploi actuel chez Bell (même si nous entreprenions des démarches de syndicalisation, mais, bon, c’est une autre histoire) pour travailler maintenant pour la Régie du cinéma. En même temps, j’ai d’autres demandes de bourses à faire, les demandes du CRSH et du FQRSC ayant été pour moi infructueuses, comme je le prévoyais (Marie a été plus chanceuse!).

Donc, pour ces raisons, je recense quelques-unes de mes modifications: vos conseils pourraient m’être fort utiles et je vous remercie d’avance de toute remarque, question ou commentaire que vous pourriez m’amener.

  1. L’amorce de ma maîtrise m’a poussé à supprimer mes études collégiales. Je ne crois pas que de dire que j’ai fait mon Cégep en cinéma change quoique ce soit maintenant.
  2. Il semble que certains ajoutent leur moyenne. J’ai mis la mienne dans le CV que j’envoie pour ma demande de bourse de l’UdeM (même si je joins de toute façon mon relevé de notes, donc, que ça ne change rien), mais je ne sais pas si ça vaudrait la peine que je le laisse pour d’autres cas.
  3. Quoi faire sur l’expérience professionnelle hors de l’université? Entendons-nous que travailler au club vidéo d’Otterburn Park ne changera pas grand-chose à mes chances d’une bourse. Pourtant, ai-je quelque chose qui pourrait avoir une influence positive pour remplacer l’expérience professionnelle? J’ai enlevé le club vidéo, mais laissé mon passage chez Bell, car il témoigne de ce que j’ai fait durant mon bacc et que je suis resté quand même deux ans.
  4. À propos de l’implication bénévole. C’est une bonne chose de le mettre de l’avant pour les bourses, mais reste que la mienne est peut-être particulière. J’ai travaillé à la technique pour un colloque, je vais être bénévole pour la journée des musées montréalais, je commence à être bénévole pour la revue d’études cinématographiques CiNéMAS, je compte aussi mon travail pour Hiphopfranco.com… c’est bien beau, mais ça prend beaucoup de place sur un CV, alors qu’en terme de temps, chacune de ses implications n’est pas énorme (sauf le dernier cas, qui est tout le contraire). Est-ce que je n’en pousse que quelques-uns? Ça diminuerait le temps de ce qui est déjà maigre. J’ai décidé d’en mettre quand même, on verra ce que ça donnera.
  5. Intérêts? Aptitudes diverses? Je me suis rendu compte que j’étais très habile avec plusieurs logiciels (alors que je croyais que tout le monde était habitué). Je veux le pousser pour un emploi (notamment pour la recherche – ex: Access, FileMaker), mais, est-ce utile pour une bourse? Côté intérêt, est-ce que je devrais mentionner quelque chose comme: « Intérêts de recherche: narrativité, intertextualité, jeu vidéo. », ou est-ce une manière de mettre en évidence que je n’ai rien comme publication pour prouver ces intérêts?

Je crois donc qu’en général, il est très difficile de faire un CV académique alors que notre formation académique n’en est qu’à ses débuts. Mon directeur me demande de soumettre un CV succinct pour la bourse… comment être succinct en tentant de placer tous ses éléments sans qu’ils ne soient réellement des éléments si pertinents que ça? J’ai jusqu’au 1er juin, date où je commence mon nouvel emploi. Je profiterai donc des deux dernières semaines de temps partiel pour y réfléchir.

Publié par Simon Dor

Simon Dor est professeur en études vidéoludiques à l’Unité d’enseignement et de recherche (UER) en création et nouveaux médias de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue depuis août 2016. Il a soutenu sa thèse de doctorat sur l'histoire des jeux de stratégie en temps réel. Il écrit ici depuis 2006, d'abord comme étudiant en études cinématographiques éventuellement spécialisé en jeu vidéo (2008-2015), puis comme chargé de cours (2013-2016) en études du jeu vidéo (Université de Montréal) et en communication (UQAM). Ses jeux de prédilection sont StarCraft, Sid Meier's Civilization II, Final Fantasy VI, Crusader Kings II et Ogre Battle.

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3 commentaires

  1. Il y a une part d’aléatoire dans les demandes de bourse. Avec un CV, une demande et un projet de recherche substantiellement identiques d’une année à l’autre, j’ai passé de refus au CRSH et au FQRSC à offre de méga-bourse du CRSH et offre de bourse du FQRSC. Toutefois, si tu as fait une demande au FQRSC, la loi sur l’accès à l’information te donne le droit d’exiger une copie de ton évaluation. Tu auras une feuille qui te détaillera quelle note t’ont donné les évaluateurs pour ton dossier académique, tes expériences, etc.

    Je ne sais pas comment la « game » se joue à la maîtrise. Je pense que le dossier académique (les notes) compte pour beaucoup. Pour le CV, bien, effectivement, il n’y a pas grand-chose à mettre. Logiquement, je laisserais ton cégep en cinéma, ça montre que tu as de la suite dans les idées. Mets tes participations à Cinémas, ça, ça compte, ça fait partie de la production scientifique. Tu peux souligner ta moyenne si elle est très haute, ou mentionner que tu étais parmi la liste du doyen ou je ne sais quoi d’autre.

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