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Choix de cours: ne plus être certain de ses concepts

J’ai énormément de difficulté à prendre des décisions. En regardant l’étendue des cours qui me sont offerts cette session-ci et la session d’hiver, mon choix s’était officiellement arrêté. Mais le problème, c’est que, parfois, les cours prennent des axes très précis auxquels il devient difficile de tenter de raccrocher son projet. Même, le concept auquel le cours se rattache (« intermédialité ») semble ne plus du tout concorder avec ce à quoi nous étions préparé.

Qu’est-ce que (n’est pas) l’intermédialité?

C’est par la négative que je pose la question, car mes appréhensions ne se sont pas concrétisés lorsque je suis allé visiter le cours Problématiques de l’intermédialité, séminaire sous la direction du CRI, qui change d’axe aux deux ans. Cette année commence la direction de Jean-Marc Larrue, chercheur spécialiste du théâtre, qui intitule le cours Théâtralité et intermédialité.

Je ne suis pas spécialiste du théâtre, voire je ne connais que très peu ce média. D’emblée, il semble difficile d’intégrer la dimension théâtrale du cours dans le cadre de mon projet de maîtrise. Quelques idées me viennent en tête, sans toutefois qu’elles ne soient en lien avec l’idée de mon mémoire.

Le problème, c’est que l’intermédialité ne me semble pas ce qu’elle me semblait à la base. J’aurais cru d’emblée qu’il s’agissait d’une attitude de spectateur, d’une position théorique face aux médias, dans l’idée que les concepts sont généraux et ne peuvent s’appliquer nécessairement à un seul média (qu’ils sont des concepts « transcendants » les médias). Mon expérience du séminaire me reste avec l’idée davantage qu’il y a des manifestations artistiques (médiatiques, pris comme quasi-synonymes dans le contexte du CRI, ce avec quoi je tends à être d’accord) qui peuvent être considérées comme intermédiales.

L’intermédialité comme qualificatif d’une manifestation?

La défense de l’intermédialité n’impliquerait-elle pas qu’on ne puisse pas proposé le qualificatif « intermédial » à une œuvre, puisqu’une conception théorique qui prend en compte les médias comme un ensemble devrait traiter les œuvres de la même manière?

Je suis d’accord que, de manière pragmatique, il y a des institutions différentes selon différentes formes d’art. La musique, le cinéma, les arts visuels, etc. ont tous des institutions différentes, qui font la distinction entre ce qu’ils couvrent et ce qu’ils ne couvrent pas. Mais il existe des sous-catégories à ces formes d’art, qui, d’un point de vue institutionnel, ne sont justement pas « sous-« . Cinéma expérimental, hip-hop, œuvres vidéo sur Youtube, blogues littéraires, etc., sont des milieux très différents des ensembles classiques de divisions des œuvres d’art, mais pourtant, ne sont pas pertinentes pour « catégoriser » les arts.

L’intermédialité comme négation du concept de média?

Mon idée de l’intermédialité était de cesser justement d’employer des catégories pour l’art. C’était une perspective qui me réjouissait. Est-ce que cela entre en contradiction avec le contenu du séminaire, qui s’axe sur le théâtre? Pas tellement, car on parle de « théâtralité » plutôt que de théâtre même.

Bref, tout ceci est confus et incomplet, mais c’est une réflexion très préliminaire. La raison la plus immédiate de ne pas prendre ce cours est l’éloignement a priori de mon projet du concept de « théâtralité », car cette question de catégorisation, au contraire, pourrait être intéressante.

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