Lucie Joubert nous donne son commentaire sur le colloque sur l’humour qui avait lieu les 21 et 22 octobre dernier. Elle soutient principalement que, si un colloque de ce genre est essentiel, il obstruait la plupart des questions théoriques autour de l’humour.
Je me doutais que ça donnerait ce genre de résultat en consultant le programme du colloque. La plupart des invités étaient des humoristes. Remarque, plusieurs cinéastes, surtout dans les débuts de la théorie du cinéma, ont théorisé leur propre travail, faute de trouver dans la théorie ce qui leur plaisait. Je ne suis pas amateur de « théories des cinéastes« , non pas que je ne croie pas que la pratique empêche une théorie, mais plutôt parce que, la plupart du temps, leurs théories sont particulièrement encensées de par leur notoriété de cinéaste plutôt que par le contenu de ce qu’ils disent.
Tchendoh note qu’une discussion s’est centrée autour du pouvoir qu’ont ou non les humoristes. Comme il le note, bien sûr que les humoristes ne l’admettront pas. Le propos est donc en ce sens limité lorsque les intervenants sont directement du milieu étudié.
À quoi sert un colloque « pratique »? Il semble en tout cas que ce soit à autre chose que d’autres types de colloques.

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