Féminin et masculin / Masculinité et féminité

C’est le passage de Pol Pelletier à Tout le monde en parle dimanche qui me pousse à écrire là-dessus. C’en est aussi la mention faite en commentaires dans l’opinion de Martine Pagé sur les tops sur le web, et la conversation qui finit par dériver. Bref, pas trop de lien mais dans ma tête ça en a fait un. Je ne prendrai pas trop de temps considérant qu’il s’est écrit beaucoup de choses sur ce sujet et que je n’ai pas creusé très loin jusqu’à présent. J’invite par contre ceux qui auraient davantage scruter le terrain à m’éclairer s’il y a lieu.

En quoi la force est masculine? En quoi l’irrationalité est féminine? Bien sûr, certaines femmes prendront la force, et certains hommes agiront de manière irrationnelle. Mais on tente quand même de rattacher essentiellement des caractères aux genres. Théoriquement, ça ne cause pas de problème.

Mais y a-t-il des hommes qui apprécieront être qualifiés de féminins? Y a-t-il des femmes qui apprécieront d’être masculines? C’est plutôt en ce sens là que j’ai de la difficulté. S’il n’y a pas de caractère « essentiel » à un genre, pourquoi en faire un qualificatif et lui associer des choses aussi précises que la force ou l’irrationalité. Je ne suis pas en train de dire que la masculinité ou la féminité n’existent pas, mais plutôt qu’ils englobent des éléments qui ont des ressemblances de famille.

Bref, je n’aime pas ce type de catégorisation basé sur des généralités. Suis-je le seul?

Publié par Simon Dor

Simon Dor est professeur en études vidéoludiques à l’Unité d’enseignement et de recherche (UER) en création et nouveaux médias de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue depuis août 2016. Il a soutenu sa thèse de doctorat sur l'histoire des jeux de stratégie en temps réel. Il écrit ici depuis 2006, d'abord comme étudiant en études cinématographiques éventuellement spécialisé en jeu vidéo (2008-2015), puis comme chargé de cours (2013-2016) en études du jeu vidéo (Université de Montréal) et en communication (UQAM). Ses jeux de prédilection sont StarCraft, Sid Meier's Civilization II, Final Fantasy VI, Crusader Kings II et Ogre Battle.

Rejoindre la conversation

6 commentaires

  1. Ce n’est qu’une pure généralité comme le fait d’affirmer que les gars homosexuels sont plus proches de leurs émotions ou que les Noirs dansent mieux que les Blancs.

    Avec tous ces préjugés, on nuit à l’individu dans sa liberté d’être lui-même puisque les pressions sociales le poussent à se conformer au modèle pour qu’il entre dans une catégorie monolithique. Les gars se sentent obligé de tripper sur le hockey parce que ça fait viril et les filles sur le magasinage et les affaires cutes.

    Même si 99,999% des filles étaient irrationnelles cela n’est pas le critère qui définit ce qu’est une fille et donc on ne peut pas qualifier l’irrationalité de trait féminin. Comme disait un penseur quelconque que je paraphrase approximativement : ça ne prend qu’un corbeau blanc pour démontrer que les corbeaux ne sont pas tous noirs.

  2. J’ajouterais aussi qu’il ne faut pas croire que les gens ne le font pas par désir : par exemple, quelqu’un qui aime le hockey l’aime sincèrement dans la plupart des cas, je n’en doute pas. Mais il faut comprendre que ce goût pour le hockey est culturel (comme la plupart voire l’ensemble des goûts) et qu’il aurait pu être différent.

  3. Les noirs dancent mieux que les blancs à mon goût.

    Danser quoi, ça c’est une autre question.

    N’importe qui qui se laisse mouler par un préjugé est pas très brillant. J’imagine que c’est pour ca que ce dialogue existe: pour qu’il puisse se réveiller!

    Moi je ne peux parler que de mon expérience, et je dois avour que les filles que j’ai connues et que je connais sont en majorité plus intuitive et moins rationelle. C le mystique de la femme. Il faut lire plusieurs romans, voir plusieurs films, et plusieurs tableaux, pour le comprendre un peu.

    Ces clichés ne sont pas tous faux.

  4. Pas de problèmes 🙂

    Mais la distance entre la majorité (50%+1) et la totalité (100%) est presque aussi grande que la distance entre la majorité et le zéro. Les deux distances n’ont que deux de différence ( (50%+1) – (50%-1) = 2; bien qu’ici il ne s’agisse pas de la même unité, 1 ne faisant pas référence au 100%, quoique le principe fonctionne dans les deux cas).

  5. Remarque, je suis aussi d’accord que c’est bien vrai dans la vie quotidienne… mais je crois qu’il faut quand même faire attention. Qu’on dise que les femmes sont plus irrationnelles que les hommes à Deux filles le matin, ça ne me cause pas trop problème, mais quand ça devient le fondement d’une théorie pour approcher l’art ou la politique, c’est là que ça m’agace un peu.

Laisser un commentaire

Laisser un commentaire