L’inspiration – L’appétit vient en mangeant

En écrivant sur l’état d’esprit de l’écriture, je me suis rendu compte suite à un commentaire que je ne décrivais plus l’exemple principal qui m’avait inspiré ma réflexion. Ainsi, je répondais à Sylvain, en commentaire:

En fait, et c’est peut-être l’exemple que j’aurais dû utiliser dans ce billet (c’est l’exemple que j’avais en tête au départ), je trouvais que le manque de temps était un sentiment qui me rentrait dedans très souvent et que je manquais justement de temps pour en retranscrire quelques effets.

En naviguant dans mes articles incomplets non-publiés (qui sont actuellement au nombre de 108), j’en trouve un que je suis en train de compléter en ce moment et qui se trouve à être celui que vous lisez ici. Les éléments qui y étaient déjà présents commencent à partir du prochain paragraphe.

La pause que j’ai prise durant l’été m’a fait constaté quelque chose par rapport à mon inspiration pour écrire, que ce soit sur ce blogue ou chez moi. Je suis plus inspiré pour écrire dans les moments où je ne peux pas écrire. On dirait que de penser pour mon mémoire ou pour des lectures académiques me donne de l’inspiration pour autre chose, mais que je manque de temps ou d’énergie pour retranscrire ma pensée ailleurs. Peut-être aussi est-ce parce que l’écriture est quelque chose de beaucoup plus lourd que la pensée, et que je perds l’énergie pour vouloir écrire.

Ce qui m’a donné l’idée de tenter de trouver un moyen de pallier à ce problème. Je pourrais enregistrer mes pensées ou les filmer, mais la difficulté est sans doute de pouvoir naviguer là-dedans par la suite. Je vais quand même essayer pour voir.

Au moins, je sais qu’il y a des choses que je suis capable « d’emmagasiner » même si je ne les ai pas écrites à un endroit précis. Ça m’a fait ça en écrivant mon mémoire: mes premiers chapitres ont été assez longs à écrire, alors qu’en deux semaines, j’avais terminé mon troisième. Les lectures dont il s’inspire avait été fait environ deux ans auparavant. J’avais finalement assez bien assimilé les éléments.

Peut-être que je devrais faire confiance en ma mémoire et écrire de la fiction sur des choses que mon expérience a ancré depuis longtemps en moi.

Publié par Simon Dor

Simon Dor est professeur en études vidéoludiques à l’Unité d’enseignement et de recherche (UER) en création et nouveaux médias de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue depuis août 2016. Il a soutenu sa thèse de doctorat sur l'histoire des jeux de stratégie en temps réel. Il écrit ici depuis 2006, d'abord comme étudiant en études cinématographiques éventuellement spécialisé en jeu vidéo (2008-2015), puis comme chargé de cours (2013-2016) en études du jeu vidéo (Université de Montréal) et en communication (UQAM). Ses jeux de prédilection sont StarCraft, Sid Meier's Civilization II, Final Fantasy VI, Crusader Kings II et Ogre Battle.

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