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Trois types de références et d’utilisation

Dans un travail de recherche, une référence bibliographique peut être utilisée de différentes manières et son utilisation dépend de ce à quoi on réfère en l’utilisant. J’en ai trois types en tête, et je vous en décris comment je les utilise. N’hésitez pas à ajouter votre propre point de vue là-dessus.

  1. Elle peut être un travail d’analyse ou de recherche. Dans ce cas, en général, on l’utilise pour reprendre les conclusions de la recherche sans la refaire une seconde fois. La source elle-même démontre quelque chose dans son travail et le fait de retourner à la source exacte peut permettre de déconstruire un argumentaire faux ou, au contraire, consolider une argumentation en voyant toutes ses ramifications. Un travail universitaire typique est lui-même un travail analytique et/ou de recherche. Ainsi, il faut avoir la même rigueur que ce à quoi on s’attend de ce type de sources.
  2. Elle peut être un travail de synthèse ou d’observation, qu’il soit académique ou journalistique. Dans ce cas, on doit être d’abord conscient que les conclusions ne sont en général pas le résultat d’une démonstration. Autrement dit, si on s’y réfère, on doit être conscient que le résultat n’y est pas autant avéré que dans un travail de recherche parce qu’il n’y a pas d’argumentation pour le démontrer. Par contre, il peut s’agir parfois de contenu difficilement démontrable comme, disons, la réception d’un film à une époque spécifique. On peut, par exemple, faire confiance à une source qui nous dit qu’après avoir consulté les critiques disponibles de tel film, il a été bien reçu aux États-Unis. Dans d’autres cas, il n’y a pas de démonstration à faire: il pourrait s’agir, par exemple, de paroles rapportées d’un concepteur de jeux vidéo qui parle de choix entrepris ou encore d’une fiche technique d’une console de jeu spécifique. On doit dans ce cas faire « confiance » en la source, c’est-à-dire qu’elle soit une source généralement avérée comme ayant une rigueur et qui n’a aucun intérêt à donner de fausses informations.
  3. La référence peut être, en elle-même, la source. Si j’analyse un film, le DVD que j’utilise est ma source. Si j’analyse un jeu, le logiciel est une source. Je vais souvent utiliser autre chose, car ce qui m’intéresse plus largement dépend de cette source plutôt qu’est la source elle-même. Je vais aller chercher des critiques/recherches qui vont expliquer certains éléments présents sur le DVD (ex: l’utilisation de tel type d’éclairage était fréquent à l’époque, etc.), je vais utiliser des wikis qui vont documenter les stratégies employées dans le jeu (ex: le « Tank Rush » était très fréquent dans Command & Conquer: Red Alert), etc. Pour comprendre la réception d’un jeu, par exemple, je vais utiliser les critiques, qui deviennent en elles-mêmes ma source. Je ne m’appuie pas sur les conclusions d’une argumentation, je ne m’appuie pas sur un travail de synthèse, je m’appuie sur l’objet directement.

J’ai vraiment l’impression d’avoir plusieurs choses à ajouter à cette « typologie », mais de ne pas le savoir encore tout à fait précisément. Je reviendrai fort probablement sur ces trois concepts pour les préciser ou en décrire d’autres utilisations.

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