Plus d’un an après le premier appel d’articles, le numéro « Plurilinguisme dans les arts populaires » de la revue Kinephanos est enfin en ligne! J’ai eu l’honneur de diriger ce numéro en compagnie de Guillaume Roux-Girard. Nous en signons aussi évidemment l’introduction.

Alors que le séminaire de Michel Chion qui nous avait inspiré était centré sur le cinéma, deux articles portent sur le hip-hop et un sur les jeux vidéo, rejoignant ainsi tous les thèmes de ce blogue! Le thème nous semblait inusité, mais assez large pour pouvoir inclure différents médias dans une même problématique. Il en résulte effectivement des considérations similaires qui reviennent dans plusieurs articles, soit les idées d’authenticité, d’affirmation, de compréhension et d’esthétique de la langue.

Mela Sarkar et Bronwen Low ont proposé une interprétation de l’utilisation de diverses langues dans le hip-hop montréalais, qu’il s’agisse de leur présence dans le rap ou dans la vie quotidienne des jeunes qui s’associent à cette culture fondamentalement plurilingue. Skye Paine, quant à lui, propose une lecture du rap français qui montre comment les rappeurs de Paris et de Marseille jonglent avec différents codes associés à diverses langues, dont le français, les diverses langues de leurs pays d’origine, l’argot et le slang américain.

Jérémie Pelletier Gagnon a quant à lui travaillé sur la localisation amateur de visual novel japonais. On y voit comment la préservation d’éléments de la langue japonaise est plus importante pour les amateurs que pour la traduction professionnelle.

Sinon, Adam Szymanski nous propose dans un article hors-dossier une lecture politique de It’s All About Love (2003) de Thomas Vinterberg à partir du concept de « cinéma mineur » de Félix Guattari.

Je reviendrai probablement dans certains billets de blogue sur chacun de ces articles, pour vous en donner un bon aperçu. J’espère que vous prendrez plaisir à lire ce numéro!

Publié par Simon Dor

Simon Dor est professeur en études vidéoludiques à l’Unité d’enseignement et de recherche (UER) en création et nouveaux médias de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue depuis août 2016. Il a soutenu sa thèse de doctorat sur l'histoire des jeux de stratégie en temps réel. Il écrit ici depuis 2006, d'abord comme étudiant en études cinématographiques éventuellement spécialisé en jeu vidéo (2008-2015), puis comme chargé de cours (2013-2016) en études du jeu vidéo (Université de Montréal) et en communication (UQAM). Ses jeux de prédilection sont StarCraft, Sid Meier's Civilization II, Final Fantasy VI, Crusader Kings II et Ogre Battle.

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