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Descartes, Foucault et la ressemblance

Au début du XVIIe siècle, en cette période qu’à tort ou à raison on a appelée baroque, la pensée cesse de se mouvoir dans l’élément de la ressemblance. La similitude n’est plus la forme du savoir, mais plutôt l’occasion de l’erreur, le danger auquel on s’expose quand on n’examine pas le lieu mal éclairé des confusions. « C’est une habitude fréquente », dit Descartes aux premières lignes des Regulae, « lorsqu’on découvre quelques ressemblances entre deux choses que d’attribuer à l’une comme à l’autre, même sur les points où ils sont en réalité différentes, ce que l’on a reconnu vrai de l’une seulement des deux1 ». L’âge du semblable est en train de se refermer sur lui-même. Derrière lui, il ne laisse que des jeux (p. 65).

Note et référence

1. Descartes, Oeuvres philosophiques (Paris, 1963), t. I, p. 77.

Foucault, Michel. 1966. Les mots et les choses : une archéologie des sciences humaines. Paris: Gallimard.

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