Au début du XVIIe siècle, en cette période qu’à tort ou à raison on a appelée baroque, la pensée cesse de se mouvoir dans l’élément de la ressemblance. La similitude n’est plus la forme du savoir, mais plutôt l’occasion de l’erreur, le danger auquel on s’expose quand on n’examine pas le lieu mal éclairé des confusions. « C’est une habitude fréquente », dit Descartes aux premières lignes des Regulae, « lorsqu’on découvre quelques ressemblances entre deux choses que d’attribuer à l’une comme à l’autre, même sur les points où ils sont en réalité différentes, ce que l’on a reconnu vrai de l’une seulement des deux1 ». L’âge du semblable est en train de se refermer sur lui-même. Derrière lui, il ne laisse que des jeux (p. 65).

Note et référence

1. Descartes, Oeuvres philosophiques (Paris, 1963), t. I, p. 77.

Foucault, Michel. 1966. Les mots et les choses : une archéologie des sciences humaines. Paris: Gallimard.

Publié par Simon Dor

Simon Dor est professeur en études vidéoludiques à l’Unité d’enseignement et de recherche (UER) en création et nouveaux médias de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue depuis août 2016. Il a soutenu sa thèse de doctorat sur l'histoire des jeux de stratégie en temps réel. Il écrit ici depuis 2006, d'abord comme étudiant en études cinématographiques éventuellement spécialisé en jeu vidéo (2008-2015), puis comme chargé de cours (2013-2016) en études du jeu vidéo (Université de Montréal) et en communication (UQAM). Ses jeux de prédilection sont StarCraft, Sid Meier's Civilization II, Final Fantasy VI, Crusader Kings II et Ogre Battle.

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