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She Might Think (2015)

Une de mes anciennes étudiantes a récemment fait parler d’elle en créant She Might Think, un court jeu permettant d’incarner à tour de rôle six femmes sortant des stéréotypes habituels. J’ai alors eu l’idée de présenter sur ce blogue les créations de mes anciens étudiants, que ce soit sous forme de jeux, de critiques ou de réflexions. Je débute donc avec la présentation de son jeu.

She Might Think a été conçu par Marion Esquian et dessiné par Ludivine Berthouloux disponible en téléchargement libre. Le joueur effectue une courte plongée dans un lieu unique, l’appartement (fictif) des deux créatrices, à travers six personnages féminins en alternance qui le visitent pour l’occuper en colocation.

Plusieurs objets jonchent le parcours et le joueur peut cliquer sur chacun d’eux pour faire avancer le personnage qu’il incarne. Pour chaque objet, le personnage va donner un commentaire qui illustre sa perception de celui-ci. L’objectif est de mettre en scène une diversité de personnages féminins — trop souvent unilatéraux dans les jeux vidéo — et de questionner la perception des stéréotypes de genres chez les joueurs eux-mêmes. Le résultat est une courte expérience où, à travers un motif de répétition très simple, on en vient à avoir l’impression de connaître six personnages riches avec lesquels on voudrait pouvoir interagir davantage.

Ce que je trouve vraiment intéressant avec ce jeu, qui se joue sous le mode de l’exploration, c’est le lien qui se crée extrêmement rapidement avec les personnages. Celles-ci sont toutes différentes à la fois en termes de goûts, d’apparence, de mouvement, mais la musique même change selon la femme incarnée. Le jeu a été distribué de façon épisodique, c’est-à-dire qu’à chaque jour, un nouveau personnage était dévoilé.

À six personnages à la fin, on a vraiment rencontré chacune d’elles plutôt que de les avoir incarnées en visitant l’appartement à leurs côtés. On se sent plus près d’elles dans leur objectif familier que celui de personnages clichés qui sauvent le monde. Sans même qu’elles ne parlent d’elles, on explore parallèlement à elles et ça fonctionne tout à fait.

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