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L’exercice des 30 derniers jours

Ceux qui me suivent plus activement ou ont leurs algorithmes plus directement ancrés sur ce que je publie ici se sont peut-être rendus compte que j’étais particulièrement prolifique en termes de billets de blogue dans les derniers jours.

C’est que je me suis inspiré du défi que s’est donné Pattie O’Green. Pattie elle-même s’inspirait d’une pratique de yoga qui cherche à apprendre sur soi-même par la répétition d’un mouvement une fois par jour pendant 40 jours. Je m’étais donné l’objectif de publier 30 billets en 30 jours (mon inconscient a oublié que Pattie avait fait 40, peut-être pour mon propre bien).

Son objectif était de ne pas se censurer et de favoriser l’échange. J’ai bien aimé cette idée et me suis lancé dans l’exercice pour m’obliger à écrire, peu importe sur quoi, mais surtout à écrire en terminant ce que je commence. Pas question donc de laisser des parties en suspens en attendant d’aller confirmer une source (j’attendais alors à la prochaine fois).

Je crois avoir un peu dénaturé le processus originel, mais c’est peut-être acceptable pour cette fois-ci. Je savais que mon réflexe serait d’aller puiser dans mes brouillons pour les compléter et avoir quelque chose de terminé. J’ai accepté cette idée et je pensais que, plus le temps avancerait, moins il y aurait de matière sur laquelle me pencher et je plongerais plutôt dans l’écriture automatique plus personnelle et introspective.

Je pense être allé chercher quelque chose malgré tout. J’ai écrit avec plus de spontanéité, en me posant moins de questions sur la perception que ça envoie, que ce soit sur la télé-réalité ou sur un éditorial universitaire qui a depuis suscité beaucoup de réactions, sur mon expérience de jeu comme enfant ou en famille, sur le devoir de compléter des jeux ou de débattre, sur la recherche et ses contradictions ou encore sur mon propre désir de spontanéité.

Et comme le média, c’est le message, j’ai surtout réalisé que j’avais le temps d’écrire, même si ce n’était pas toujours en vue d’un objectif spécifique. J’ai probablement aussi le temps de m’entraîner, le temps de lire ou jouer pour le plaisir, etc. Je me suis créé dans il y a plus de deux ans un fichier Excel qui me permet d’évaluer rétrospectivement où je mets mon temps, mais il faut parallèlement que je trouve les bonnes tactiques pour me réapproprier celui-ci en amont. J’essaie d’en faire une sorte de « technique de soi« , pour reprendre l’expression de Foucault.

Maintenant que je sais que je peux entretenir ce rythme, ne reste qu’à appliquer cette discipline à d’autres choses. La bonne nouvelle, c’est que j’ai encore de nombreuses idées pour les prochaines publications: plus de récits autour des lieux où j’ai joué et des personnes avec qui j’ai joué; plus de retours sur mes expériences récentes. Mais je souhaite aussi, probablement comme prochaine étape vers la spontanéité, laisser plus d’espace à ma chaîne YouTube.

Image tirée de King’s Quest V: Absence Makes the Heart Go Yonder! (Sierra On-Line, 1990).

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2 commentaires

  1. Marc-André Drouin

    »plus de récits autour des lieux où j’ai joué et des personnes avec qui j’ai joué »
    J’attend un récit sur nos parties aux party de Noël de famille!
    Ou bien de Barcraft!

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