Catégorie : Lectures

Cette catégorie consiste en des commentaires que je pourrais avoir concernant mes lectures, qu’elles soient des lectures liées à mon parcours académique ou non. J’y aborderai aussi parfois la question de l’acte de lecture lui-même.


  • Ça ne prend pas [de travail] pour [voir de la connaissance]

    Souvent, je lis ou j’entends des formules qui me font me questionner sur la compréhension des gens par rapport à la connaissance. J’ai parfois l’impression que les gens voient la connaissance comme un chemin tracé d’avance, comme une progression linéaire où on peut aisément situer les gens les uns par rapport aux autres. Peut-être est-ce lié à l’idée de l’université comme un « marché » de la connaissance, où on sait d’avance ce qu’on va y chercher et où on paie pour l’avoir?

  • Lecture rapide et la quête du Liraal

    Une de mes amies sur Facebook partageait récemment son désir de lire plus de textes plus rapidement, pour pouvoir terminer sa thèse. J’ai l’impression que j’en arriverai aussi un jour à cette angoisse. Un de ses contacts a partagé un article à propos de la lecture rapide de textes académiques, c’est-à-dire une méthode pour pouvoir lire un livre académique standard en seulement une heure. Bien évidemment, ça implique de ne pas tout lire le livre, mais bien d’en comprendre les grandes lignes (et, par extension, de ne pas pouvoir prétendre l’avoir lu, compris, décortiqué, etc. dans le cadre d’une thèse).

  • La partialité de l’histoire et L’art de la guerre de Machiavel

    La partialité de l’histoire et L’art de la guerre de Machiavel

    Je viens de terminer ma lecture de L’art de la guerre de Nicolas Machiavel. C’est en fait mon deuxième Art de la guerre, après celui de Sun Tzu. L’auteur de la préface du livre, Harvey C. Mansfield, Jr., précise que ce texte est singulier dans l’œuvre de Machiavel, parce qu’il n’y est pas aussi « machiavélique » que dans d’autres ouvrages.

  • Genette sur la terminologie

    J’amorce la lecture de Palimpsestes de Gérard Genette et tombe sur une citation très intéressant sur la terminologie, qui explique en grande partie pourquoi on doit utiliser des concepts précis plutôt que certains mots du sens commun. Genette vient de faire la définition de plusieurs concepts et note à chaque fois qu’il n’est pas le premier à employer les termes, mais que chaque fois, d’autres employaient les mêmes suivant d’autres définitions.

  • Autodéfense intellectuelle et milieu académique

    Autodéfense intellectuelle et milieu académique

    Ma lecture du livre de Normand Baillargeon sur l’autodéfense intellectuelle m’a rappelé évidemment toute l’importance d’avoir un esprit critique et de se questionner sur ce que l’on voit, mais en même temps m’a mis en face de la tâche colossale que cela pouvait représenter à l’échelle d’un individu, particulièrement en ce qui a trait aux médias.

  • Yann Martel – L’histoire de Pi

    Yann Martel – L’histoire de Pi

    « Je vais être honnête. Ce ne sont pas les athées qui me restent en travers de la gorge, ce sont les agnostiques. Le doute est utile pour un temps. […] Mais il nous faut aller de l’avant. Choisir le doute comme philosophie de vie, c’est choisir l’immobilité comme mode de transport (Martel 2003, p. 45). »

  • L’utilitarisme de Mill | La philosophie éthique : prescriptive ou descriptive?

    À partir de L’utilitarisme de John Stuart Mill, on peut distinguer deux fonctions de la philosophie éthique: décrire ou prescrire nos actes moraux.

  • Julia Kristeva. 1978 (1969). Seméitoké. Recherches pour une sémioanalyse. Paris : Seuil.

    Julia Kristeva expliquait, sous la notion d’« espace intertextuel », que les éléments contenus dans le roman peuvent se définir dans leur rapport de différence d’avec tout ce qui les précède. Ainsi, les figures qui forment le discours « […] obtiennent, ajouté à leur sens original, un sens supplémentaire dû à leur insertion dans l’arbre génératif [1] du champ […]

  • Un concept limité ou non | l’usage effectif du langage

    Mon exploration de Ludwig Wittgenstein me fait apprécier encore davantage ses principes. Je suis particulièrement intéressé par l’idée de ne pas nécessairement circonscrire un concept dans une définition fixe : Je peux en effet donner ainsi au concept de « nombre » des limites strictes, c’est-à-dire employer le mot « nombre » pour désigner un […]