Faire la grève des cours, pas la grève du savoir

Je me souviens qu’une des raisons pour lesquelles j’étais contre la grève des 103 millions en 2005 était que je trouvais le moyen peu pertinent. Pour moi, l’unique raison de faire la grève était de menacer que la session soit annulée et qui aurait retardé la diplomation de plusieurs étudiants, entraînant par le fait même des coûts additionnels que le gouvernement ne veut pas. Mais ce qui était sous-jacent à cette annulation, c’est qu’on mettait en veille l’acquisition du savoir, ce qui me semblait le contraire des revendications.

La valeur instrumentale de l’éducation et de la culture

Normand Baillargeon propose, sur son blogue, de revenir sur la réflexion actuelle sur la gauche et la droite. Baillargeon propose que la gauche réaffirme plus clairement sa position, notamment sur le rôle de l’économie dans la société, parce qu’en ce moment, elle se contente de réactions par rapport à des propositions de droite, réactions qui ne l’avantagent pas parce qu’elle ne prend pas les mêmes éléments comme barèmes de ce qui est fondamental.

Normand Baillargeon autour de la culture générale aux Publications universitaires

Il y a de ces gens dont j’apprécie de plus en plus la pensée à mesure que je les lis ou les écoute. Souvent, une entrevue vidéo d’environ une heure est rebutante, mais celle-ci m’a particulièrement intéressée. Normand Baillargeon y présente son dernier livre, Liliane est au lycée, déformation (fictive) de « L’Illiade et L’Odyssée » qu’une personne sans culture générale aurait pu commettre en entendant mal la prononciation des deux titres.

L’université en déclin comme concept vs comme institution

Le 12 juin dernier, le journaliste de La Presse Yves Boisvert y allait d’un éditorial où il mettait en évidence le manque d’intérêt de la population québécoise envers ses universités francophones. Le portrait est d’autant plus pittoresque qu’il raconte l’histoire de deux chercheurs en droit qui ont quitté l’Université de Montréal pour McGill. Sans donner […]