Je voulais glisser un mot sur le gala MU, quelques jours après son déroulement samedi dernier. Le gala s’est bien passé, malgré une rapidité de la présentation des prix, qui, une fois débutée, a défilé un peu comme une liste de mérites plutôt qu’une véritable performance. 4 D Society a certes donné au gala un aspect très performatif, la présence d’instruments de musique dans le groupe, mais elle n’était qu’éphémère au début du spectacle.

Je crois que, dans l’ensemble, ce qui importe le plus du gala MU est sa simple présence. Que Manu Militari, Anodajay ou Boogat remporte le prix n’est pas vraiment important, et je ne crois pas que ce soit ce que les gens retiennent d’un gala destiné à la musique urbaine au Québec. Ça permet entre autres que des médias à plus grande diffusion parlent un peu de la scène rap, notamment Le Devoir. Le gala reconnaît l’existence d’une scène locale en général, et je crois que c’est ce simple acte de présence qui mérite la reconnaissance du gala par le reste de la scène locale, que ce soit de la part des artistes, les médias ou le public.

Publié par Simon Dor

Simon Dor est professeur en études vidéoludiques à l’Unité d’enseignement et de recherche (UER) en création et nouveaux médias de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue depuis août 2016. Il a soutenu sa thèse de doctorat sur l'histoire des jeux de stratégie en temps réel. Il écrit ici depuis 2006, d'abord comme étudiant en études cinématographiques éventuellement spécialisé en jeu vidéo (2008-2015), puis comme chargé de cours (2013-2016) en études du jeu vidéo (Université de Montréal) et en communication (UQAM). Ses jeux de prédilection sont StarCraft, Sid Meier's Civilization II, Final Fantasy VI, Crusader Kings II et Ogre Battle.

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