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La neutralité de l’espace-temps du texte

Une « neutralité de l’espace-temps » (l’expression fait très « science-fiction », voilà peut-être pourquoi je l’ai choisie) est en général présente dans les articles scientifiques, mais rarement dans les critiques, par exemple. Dans l’optique de ne pas favoriser un point de vue par rapport à un autre, on préfère souvent éviter ces types de références, dont voici quelques exemples.

Neutralité versus hagiographie

Je parlerai aujourd’hui du point de vue neutre et du point de vue hagiographique. Le terme vient des récits de Saints, notamment ceux de Jacques de Voragine dans La légende dorée, dont le type d’écriture donne un portrait qui encense l’individu plutôt qu’un point de vue neutre. Je n’en connais pas grand-chose sauf dans le cadre d’un cours de premier cycle, ainsi je ne m’aventurerai pas plus loin dans cette direction.

Point de vue téléologique

Dans un travail de recherche, il faut éviter de soutenir un point de vue téléologique, c’est-à-dire — notamment — un point de vue qui regarde l’histoire comme si elle se dirigeait vers une finalité précise. À discuter de cela avec quelques membres de ma famille à Noël cette année (oui, nous avons des sujets de discussion étranges), on constatait qu’il y avait plusieurs tournures de phrases qui trahissent ce point de vue.

Points de vue et jugements de valeur dans une analyse

Dans la lignée de mes autres considérations suite à la lecture de travaux, je parlerai aujourd’hui de la notion de points de vue ou de jugements de valeur. C’est une chose qui est extrêmement difficile à expliquer et à généraliser, car j’ai l’impression que les chercheurs ne sont pas tout à fait d’accord à ce propos. Bref, je vous expose une manière qui, pour moi, permet de s’assurer qu’un texte écrit en reste neutre quant à son objet d’études et ce, même si l’objet en question est explicitement considéré comme quelque chose ayant une plus grande valeur à nos yeux.

La difficulté du blogue dans le contexte académique

Je paraphrase l’expression de Michelle Blanc à propos du blogue dans un contexte d’affaires, alors qu’il y a déjà plusieurs mois (probablement depuis la pause que j’ai prise cet été) que je veux réfléchir à quelques particularités du blogue dans le contexte académique. Des sites comme Academia.edu existent pour créer une relation de type « réseaux sociaux » avec des universitaires, mais le blogue me semble être plus difficile parce qu’il apparaît comme un oxymore en soi vis-à-vis du travail académique en général. Son format souvent de type « chronique » laisse croire qu’il pourrait ou devrait être soutenu et complet, mais ses publications habituellement rapides et plus ou moins rythmées ne concordent pas avec les objectifs de recherche.